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Cet été, le poste le plus difficile à pourvoir en France

Petit jeu de l’été.  Vous avez deux postes à pourvoir : un directeur général adjoint, et un médecin du travail. Lequel partira en premier ?

Si votre intuition vous dit « le DGA, c’est plus rare »… c’est exactement là que le marché va vous surprendre.

Une pénurie dont personne ne parle en réunion de direction

On adore parler des talents rares : les profils tech, les commerciaux d’exception, le futur bras droit du dirigeant. Pendant ce temps, une catégorie de professionnels devient introuvable dans un silence quasi total : ceux de la santé au travail.

Les ordres de grandeur communément cités donnent le ton : on parle d’environ 5 000 médecins du travail en exercice en France, pour une population active de plusieurs dizaines de millions de salariés. Une moyenne d’âge élevée, des départs en retraite massifs, et un renouvellement qui ne suit pas.

Traduction opérationnelle : un médecin du travail peut se retrouver « responsable » du suivi de plusieurs milliers de salariés. Ce n’est pas une anomalie ponctuelle. C’est devenu la norme.

Et ce n'est pas qu'une histoire de médecins

Le réflexe est de résumer le problème à « il manque des médecins du travail ». La réalité est plus large. C’est toute la chaîne de la prévention qui est sous tension :

  • les infirmiers en santé au travail (IST), de plus en plus mobilisés pour absorber le suivi ;
  • les intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP), aux compétences pointues et très recherchées ;
  • les profils de direction des SPST eux-mêmes, qui doivent piloter des structures en sous-effectif chronique.

Résultat : les services de prévention et de santé au travail se livrent une concurrence féroce pour les mêmes poignées de candidats. Et publier une annonce en se disant « on verra qui répond » revient à pêcher dans une piscine vide. En plein mois d’août, en plus.

"On s'en occupera à la rentrée" : la phrase qui coûte cher 

Juillet arrive, les agendas se vident, et la tentation est grande de remettre le sujet à septembre. C’est humain. C’est aussi, sur ces métiers, une fausse bonne idée.

Un poste de prévention vacant, ce n’est pas une simple case vide sur l’organigramme. C’est :

  • des visites médicales qui s’accumulent et des délais qui s’allongent ;
  • une obligation légale de suivi qui, elle, ne prend pas de vacances ;
  • des équipes en place qui compensent… jusqu’à s’épuiser à leur tour.

Et sur un vivier aussi étroit, le temps joue contre vous. Plus on attend, plus la file des recruteurs concurrents s’allonge devant les mêmes candidats.

Pourquoi Juillet est, paradoxalement, le bon moment 

Pendant que la majorité des organisations met le recrutement « en pause estivale », deux choses se produisent.

D’abord, le bruit retombe. Moins d’annonces, moins de sollicitations : un candidat approché en juillet vous écoute vraiment, au lieu de vous noyer dans une pile de douze autres messages.

Ensuite, c’est la saison des bilans. Beaucoup de professionnels font le point sur leur année pendant l’été, et envisagent un changement pour la rentrée. Les contacter maintenant, c’est arriver au bon moment, pas trois semaines trop tard.

Sur des métiers introuvables, ce qui fait la différence n’a jamais été le volume de CV reçus. C’est de connaître réellement le vivier, et les bonnes personnes à l’intérieur. Y compris celles qui ne répondent à aucune annonce.

Ce qu'on retient 

La santé au travail n’est pas un « sujet RH de second rang » qu’on traite quand on a le temps. C’est un enjeu de continuité, de conformité et de protection de vos équipes, piloté par des profils que le marché s’arrache.

Notre conviction, chez Menestys : sur ces recrutements à forts enjeux, on ne « publie » pas une annonce, on va chercher la personne. Et la meilleure date pour commencer, ce n’est pas septembre. C’est aujourd’hui.

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